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Le charançon rouge du palmier

Le charançon rouge du palmier est un coléoptère originaire d’Indonésie, introduit dans le Var en 2006 et désormais présent sur une large partie du territoire français.
Redoutable et principal ravageur des palmiers, il est classé danger sanitaire de catégorie 1 au niveau national et fait l’objet d’une obligation de lutte en France.

 

 

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Identification
Le charançon adulte est un coléoptère de 2 à 4 cm, au corps rouge-orangé, avec des tâches noires. Mâles et femelles sont pourvus d'un rostre ("bec").

Les larves sont apodes (sans pattes) et dodues, de couleur blanc-jaune avec une tête brune et peuvent mesurer jusqu'à 5cm.

Les oeufs mesurent moins de 3 mm et ont la forme d'un grain de riz.
Cycles
Les charançons femelles déposent leurs oeufs dans les tissus des palmiers entre mars et octobre. Les oeufs éclosent en moins d'une semaine.

Chaque femelle est active de 2 à 4 mois et peut pondre jusqu'à 300 oeufs au cours de sa vie.

Le développement de la larve se déroule sur 1 à 4 mois durant les saisons favorables. En hiver, sa croissance est considérablement ralentie, et le cycle peut alors s'étendre jusqu'à 9 mois.

3 à 4 générations de charançons peuvent se succéder chaque année.
La durée complète du cycle de vie d'un charançon (de la ponte à la mort de l'insecte) peut varier de 4 à 13 mois en fonction de la saison.

Plantes hôtes
Toutes les espèces de palmiers peuvent être attaquées.

Dans les régions méditerranéennes, les premières victimes du charançon sont les dattiers ('Phoenix dactylifera') et palmiers des Canaries ('Phoenix canariensis').
Cependant de nombreuses autres espèces communes sont vulnérables: Trachycarpus fortunei, Chamaerops humilis, Washingtonia...

Dégats
La femelle charançon dépose ses oeufs dans les tissus mous du palmier, le plus souvent à la base des frondes, ou en s'introduisant par l'intermédiaire d'une blessure (taille, choc...).
La larve se nourrit des tissus les moins fibreux du palmier en creusant des galeries dans le stipe. Fragilisé, le palmier devient de surcroît très vulnérable aux moisissures.

Symptômes

 • Palmes découpées en zigzag ou aux extrémités.
 • Palmes juvéniles cassées ou absentes.
 • Couronne dissymétrique ou aplatie, partiellement ou totalement desséchée.
 • Effondrement du houppier, abattement des palmes centrales.
 • Écoulement brun, odeur de vinasse et présence de fourmis.

Lutte préventive

Les mesures préventives sont impératives pour protéger au mieux les palmiers.

                    
Les pièges à phéromones garantissent 3 mois de protection contre les charançons adultes. Partiellement enterrés, ils permettent le piégeage et la détection de l'ensemble des ravageurs, mâles comme femelles. Ils limitent ainsi considérablement les risques de ponte. Les nématodes Palmanem (Steinermema carpocarpsae) sont des micro-organismes prédateurs des larves de charançons. Formidables auxiliaires du jardin, ils peuvent être introduits dans le coeur des palmiers dès le mois d'avril.

Réglementation
Le charançon rouge du palmier fait l'objet d'une obligation de lutte sur l'ensemble du territoire français.
Pour plus d'informations sur les modalités de lutte contre le charançon, veuillez consulter l'Arrêté du 21 juillet 2010 relatif à la lutte contre Rhynchophorus ferrugineus.



 

 

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Le charançon rouge du palmier

Le charançon rouge du palmier

Le charançon rouge du palmier est un coléoptère originaire d’Indonésie, introduit dans le Var en 2006 et désormais présent sur une large partie du territoire français.
Redoutable et principal ravageur des palmiers, il est classé danger sanitaire de catégorie 1 au niveau national et fait l’objet d’une obligation de lutte en France.

 

 

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