Un arbre fruitier a besoin de trois éléments majeurs, souvent résumés par l'acronyme NPK : azote (N), phosphore (P), et potassium (K). Chacun joue un rôle spécifique, et une carence dans l'un de ces éléments compromet la production.
L'azote (N) nourrit le feuillage et stimule la croissance végétative. C'est l'élément de la vigueur : sans azote, l'arbre reste chétif, ses feuilles jaunissent, sa croissance stagne. Mais un excès d'azote pousse l'arbre à produire beaucoup de bois au détriment des fruits, et rend le feuillage plus sensible aux maladies. L'azote est surtout nécessaire au printemps, pendant la phase de croissance active.
Le phosphore (P) stimule la floraison, la formation des fruits, et le développement racinaire. Un manque de phosphore se traduit par une floraison faible, une mauvaise nouaison (les fleurs tombent sans former de fruits), et un enracinement superficiel. Le phosphore est particulièrement important à la plantation et au début du printemps.
Le potassium (K) améliore la qualité des fruits : calibre, couleur, saveur, teneur en sucres. Il renforce aussi la résistance de l'arbre au froid, à la sécheresse, et aux maladies. Une carence en potassium donne des fruits petits, fades, qui se conservent mal. Le potassium est essentiel en fin de printemps pendant le grossissement des fruits, et en automne pour la mise en réserve.
À côté de ces trois éléments majeurs, l'arbre a besoin d'oligo-éléments : fer, magnésium, manganèse, zinc, bore. Ces éléments interviennent en très petites quantités, mais leur absence provoque des carences visibles et compromet la production. La chlorose ferrique (jaunissement des feuilles avec nervures vertes) est la carence la plus fréquente, surtout en sol calcaire.