Carpocapses

Qu'est-ce que le carpocapse ?

Le carpocapse est le grand responsable des fruits véreux au verger. C'est un petit papillon dont la chenille pénètre à l'intérieur des fruits pour s'en nourrir, creusant une galerie jusqu'au cœur. Sous ce nom se cachent en réalité deux ravageurs proches, qu'il est utile de distinguer car ils ne touchent pas les mêmes arbres :

  • Le carpocapse des pommes et des poires s'attaque au pommier et au poirier, ainsi qu'au noyer et au cognassier. C'est le fameux « ver de la pomme ».
  • Le carpocapse des prunes (Grapholita funebrana) vise les fruits à noyaux : prunes, mirabelles, et selon les situations pêches et abricots.

Dans les deux cas, un fruit habité est rarement récupérable : il mûrit prématurément, tombe ou pourrit. Et comme la chenille passe l'essentiel de sa vie cachée dans le fruit, tout se joue avant qu'elle n'y pénètre.

Reconnaître les dégâts

  • Sur pommes et poires : un petit trou cerné de déjections brunes, et une galerie creusée jusqu'aux pépins lorsqu'on coupe le fruit.
  • Sur prunes et fruits à noyaux : une coloration foncée du fruit, de petites gouttelettes de gomme au point d'entrée de la larve, et une chute prématurée.
  • Dans tous les cas, des fruits qui tombent avant maturité, souvent déjà désertés par la chenille.

Comprendre son cycle

Le principe est le même pour les deux espèces. Au printemps, le papillon sort et les femelles pondent leurs œufs sur les fruits et les feuilles dès que les soirées se réchauffent. Les jeunes chenilles gagnent ensuite les fruits, dans lesquels elles s'enfoncent. Selon les régions et les saisons, on observe une à plusieurs générations dans l'année, la dernière passant l'hiver à l'abri sous les écorces avant de reprendre son cycle. Sur la prune, c'est souvent la seconde génération de l'été qui fait le plus de dégâts. Connaître ce calendrier est la clé : c'est au moment des vols et des pontes, et non une fois les fruits troués, qu'il faut intervenir.

Comment maîtriser le carpocapse

La lutte repose sur la surveillance et sur des solutions ciblées, à combiner :

  • Les pièges à phéromones permettent de détecter le début des vols et de suivre leur intensité : ils vous disent quand agir, et contribuent à réduire les populations en piégeage de masse. Point important : la phéromone est spécifique à chaque espèce. Pour le carpocapse des pommes et poires, comme pour celui des prunes, il faut la capsule correspondant au ravageur visé, l'une ne capture pas l'autre.
  • Le virus de la granulose est la solution de biocontrôle de référence contre le carpocapse des pommes et des poires : appliqué au bon moment, il cible les jeunes chenilles avant qu'elles ne pénètrent dans le fruit, sans nuire aux autres insectes. 
  • Sur la prune, privilégiez les variétés précoces, souvent récoltées avant les attaques les plus fortes, en appui du piégeage.
  • Les nématodes appliqués en automne sur le tronc et les charpentières s'attaquent aux chenilles qui s'y réfugient pour l'hiver.
  • Les bandes-pièges (carton ondulé) posées autour du tronc capturent ces mêmes chenilles hivernantes, à retirer et détruire.

Notre conseil

Posez un piège à phéromones dès le printemps, en choisissant bien la capsule adaptée à l'arbre que vous protégez : il vous servira de sentinelle et vous évitera d'agir trop tôt ou trop tard. Ramassez régulièrement les fruits tombés, qui abritent souvent une chenille prête à boucler son cycle. En combinant surveillance, solution ciblée et bons gestes, vous réduisez nettement la proportion de fruits véreux d'une année sur l'autre. Une question sur le bon piège pour vos arbres ? Appelez-nous.

Les produits de protection des plantes doivent être utilisés conformément à leur autorisation de mise sur le marché. Respectez les usages, cultures et doses indiqués sur chaque produit.

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